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Rétinol et vitamine C après 60 ans : pourquoi ajuster leur fréquence, et ce que recommande García Millán

Après 60 ans, la dermatologue Cristina García Millán garde le rétinol et la vitamine C, mais ajuste fréquence, concentration et texture.

Romane Hardel

Publié par : Romane Hardel, rédactrice spécialisée en soin capillaire

Supervision éditoriale : la rédaction de Joanes Glow

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Rétinol et vitamine C après 60 ans : pourquoi ajuster leur fréquence, et ce que recommande García Millán

Après 60 ans, vous êtes peut-être tentée d'abandonner les actifs de vos 40 ans, ou de tout changer d'un coup. Ni l'un ni l'autre, dit la dermatologue Cristina García Millán : gardez le rétinol et la vitamine C, mais ajustez fréquence, concentration et texture.

En bref

Le chiffre clé : 60 ans, l'âge à partir duquel il faut ajuster fréquence, concentration et texture des actifs.

Les actifs de vos 40 ans restent utiles, c'est leur réglage qui change

Le réflexe de tout jeter pour repartir de zéro est tentant. Cristina García Millán, dermatologue et directrice médicale de la clinique dermatologique Esthea Médica à Madrid, dit l'inverse. À 60 ans, il ne faut pas abandonner les principes actifs utilisés à 40 ans.

Elle demande trois ajustements : la fréquence d'application, la concentration et le choix d'une texture un peu plus dense. Les deux ingrédients qu'elle met en avant pour lisser les rides sont le rétinol et la vitamine C. Le message tient en une phrase : mêmes ingrédients, autre réglage.

Pour vous, cela change la façon de faire ses achats. Il n'y a pas de produit miracle à chercher à la soixantaine. Il y a surtout des gestes à recalibrer, à partir de ce que vous utilisez déjà sur votre visage.

Collagène, renouvellement cellulaire, hormones : ce qui change dans la peau

Le vieillissement cutané est naturel, mais il se voit. Texture, élasticité, aspect général : tout évolue. Après 60 ans, la peau demande souvent des soins plus intenses que ceux auxquels vous étiez habituée.

Trois phénomènes pèsent sur l'aspect et le toucher de l'épiderme : la baisse du collagène, le ralentissement du renouvellement cellulaire et les changements hormonaux. García Millán ajoute que la production de liquides et la rétention d'eau diminuent elles aussi à cet âge. C'est pour cette raison qu'elle conseille une texture plus dense.

María Segurado, dermatologue et cheffe de service à l'hôpital du Sud-Est de Madrid, décrit un autre changement dans une interview au magazine Telva : la peau devient plus épaisse et plus rugueuse. Elle recommande un nettoyage avec exfoliation, et d'améliorer la synthèse de collagène grâce aux rétinoïdes.

Rétinol : une texture plus riche, et surtout pas d'exfoliants en renfort

Si vous utilisiez un rétinol léger, García Millán conseille de passer à une texture plus riche. Elle insiste sur le contexte : une bonne protection solaire, de l'hydratation et la protection de la barrière cutanée, pour la maintenir en bon état.

Le piège, c'est l'impatience. Ajouter des produits exfoliants au rétinol dans l'espoir d'aller plus vite est une mauvaise idée. Après 60 ans, la peau est fragile et plus sensible à ces combinaisons abrasives. Continuez votre rétinol sans souci, mais ne lui associez pas d'exfoliants.

Autrement dit, le rétinol n'est pas à bannir passé 60 ans. Il se garde, avec une formule plus confortable et un entourage de soins qui protège. Le gain attendu, des rides lissées, ne passe pas par la surenchère.

Vitamine C et barrière cutanée : le socle de la routine

La vitamine C est le second ingrédient cité par la dermatologue. Elle la range avec le rétinol parmi les actifs à conserver. Elle ne donne pas de pourcentage précis : pour la concentration qui vous convient, faites valider le choix par votre dermatologue.

Mais la barrière cutanée passe avant tout, car c'est la base indispensable pour tirer le meilleur parti des actifs anti-âge. García Millán recommande de privilégier, en plus du rétinol et de la vitamine C :

Le raisonnement est simple. Sans barrière en bon état, les meilleurs actifs ne donnent pas leur plein effet. Cet ordre de priorités compte autant que le choix du sérum.

Alterner plutôt qu'empiler : la méthode de María Segurado

Pour éviter l'accumulation de produits, María Segurado propose une autre piste. Elle recommande, dans son interview à Telva :

« d'alterner le rétinol avec des acides alpha-hydroxy et des peptides, qui déclenchent des cascades de signaux stimulant les fibroblastes afin qu'ils produisent du nouveau collagène »

María Segurado, dermatologue, interview au magazine Telva

Le rétinol ne travaille donc pas seul, mais pas non plus en même temps que tout le reste. Le tableau ci-dessous résume les conseils des deux dermatologues.

ActifCe qui est recommandé
RétinolTexture plus riche, fréquence ajustée, pas d'exfoliants associés
Vitamine CÀ conserver dans la routine
Céramides, acides gras, glycérine, acide hyaluroniqueÀ privilégier pour soutenir la barrière cutanée
Acides alpha-hydroxy, peptidesÀ alterner avec le rétinol

Vos questions

Quels sont les 2 ingrédients les plus efficaces contre les rides après 60 ans ?

Selon la dermatologue Cristina García Millán, ce sont le rétinol et la vitamine C. Elle recommande aussi de privilégier les céramides, les acides gras, la glycérine et l'acide hyaluronique pour la barrière cutanée.

Faut-il arrêter son rétinol à 60 ans ?

Non. García Millán conseille de garder les actifs utilisés à 40 ans, en ajustant leur fréquence, leur concentration et leur texture. Un rétinol léger peut laisser la place à une formule plus riche.

Peut-on associer rétinol et exfoliants ?

Mieux vaut l'éviter : après 60 ans, la peau est fragile et plus sensible à ces combinaisons abrasives. María Segurado suggère plutôt d'alterner le rétinol avec des acides alpha-hydroxy et des peptides.

Sources : grazia.fr.

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